La rue Millon



15 Avril 2007

Après plus de 30 ans de déni des droits des copropriétaires du 56 rue Jean-Claude Vivant à VILLEURBANNE, j'espère que la gène occasionnée aux pompiers le dimanche de Pâques 2007 fera bouger les choses.

Début des magouilles : 1976.



Mon appartement possède une porte et une fenêtre sur la rue Millon, ruelle privée qui appartient aux riverains.
J'avais 2 marches devant ma porte que j'avais soigneusement carrelées.

Un vendredi soir, je constate que mes marches avaient été détruites et remplacées par une seule en ciment brut.
Des travaux étaient en cours dans cette ruelle et un ouvrier me dit que c'était sur ordre de la mairie.

Les copropriétaires se réunissent immédiatement dans le bureau d'un assureur (qui avait le seul téléphone de l'immeuble à l'époque) et nous appelons le syndic qui nous dit ne pas être informé puis la mairie.

Je joins de justesse un responsable (c'était vendredi soir) et nous avons à peu près ce dialogue :

<< Pourquoi avez-vous donné l'ordre à une entreprise de détruire mes marches qui se trouvent sur une parcelle privée ?
- Nous allons entreprendre des travaux et nous avons l'autorisation du syndic
- Je viens de l'appeler et il n'est pas au courant.
- alors ce sont les copropriétaires qui nous l'ont demandé.
- les copropriétaires sont autour de moi et aucun ne l'a demandé.
- on a décidé de goudronner votre rue
- personne ne vous l'a demandé ni ne vous a autorisé à vandaliser mes marches d'escalier.
- vous l'avez demandé lors de la réunion des riverains.
- quelle réunion ?
- vous n'avez pas reçu la convocation ?
- jamais.
- et vos voisins ?
- aucun.
- pourtant, quelqu'un de votre immeuble y assistait.
- qui ?>>


Il cherche un moment puis

<< monsieur Untel
- personne de ce nom n'habite notre immeuble.
- écoutez, si vous continuez à me casser les pieds, je donne l'ordre d'arrêter les travaux et votre rue ne sera pas goudronnée.
- c'est bien notre souhait : on ne souhaite pas qu'elle soit goudronnée.
- confirmez le moi par écrit et j'arrête tout.
- je vais le faire immédiatement, donnez moi vos coordonnées
- Monsieur CHEMAMA, Service Voierie à la Mairie.>>


Le samedi matin, je le lui confirme par recommandé, et comme un recommandé prend plusieurs jour, j'en apporte moi-même une copie à l'accueil de la mairie.

recommandé Chemama

Je n'aurais jamais de réponse et les travaux se poursuivront. Cette ruelle nous servait à garer nos voitures et nous ne souhaitions absolument pas qu'elle devienne une voie de passage. Son sol défoncé nous convenait parfaitement.

A l'époque, je n'avais qu'une trentaine d'années, aucune connaissance juridique, et les autres copropriétaires étaient des gens âgés d'origine étrangère.

Nous nous sommes donc bien fait avoir par ce M. CHEMAMA qui n'a tenu aucun compte de nos droits.
Je suppose qu'il avait quelque intérêt personnel à ce que les contribuables financent ces travaux indésirables.

Deuxième acte 1999



Un beau jour, une entreprise de maçonnerie installe sa baraque de chantier sur notre terrain. Je m'adresse au chef de chantier qui me montre une autorisation écrite de la mairie.
Nous n'avons pas protesté parce que cette cabane, en bloquant la circulation, nous arrangeait plutot.

Ce chantier était la construction de l'ensemble "Les Terrasses des Charmettes".

Quand ce chantier a été terminé, le promoteur a installé des bacs de fleurs empêchant aussi bien le passage des piétons sous les fenêtres de ses clients que celui des véhicules.

En face, nous avons eu droit à la totalité du trafic, des cannettes cassées et des merdes de chien (pour ceux des lecteurs qui ne comprennent que l'hypocritement correct, c'est le terme français pour ce que vous appelez déjections canines)

Millon carré



Le 30 Juin 1999 nous avons alors envoyé 2 pétitions distinctes : la première adressée aux services technique (Madame PELLAT), l'autre à l'adjoint chargé de la circulation (Henri Mollonch).

pétition Pellat
pétition Mollonch
Le 10 Août, Monsieur Mollonch nous fait répondre par M.Laplanche-Servigne que le pouvoir du maire ne peut s'exercer dans cette rue privée. L'année précédente, c'est pourtant bien le maire qui avait autorisé les maçons à s'installer sur notre parcelle privée. Sans parler de la destruction de mes marches d'escalier.

Laplanche

Nous ne recevrons jamais de réponse à l'autre pétition.

Le 21 août, j'écris à M. Mollonch pour essayer d'éclaircir ses contradictions

Mollonch 1999

nous n'aurons jamais de réponse.

Je relance le maire le 2 février 2000

Chabroux p1

Chabroux p2



même fin de non-recevoir le 3 Mars 2000
Chabroux 3mars

Cette lettre ne répondant à aucune de nos questions, je relance le 28 mars 2000

Chabroux 28 mars

Je n'aurai jamais de réponse.

troisième acte : 2005





Il est permis de se demander pourquoi ces services municipaux qui ne peuvent jamais intervenir rue Millon quand on leur demande n'ont pas le même empêchement quand cette demande vient du groupe Partouche.

En 2005, un arrêté municipal interdit le stationnnement pour permettre un déménagement.

Millon arrêté 2005 p1

Millon arrêté 2005 p2

Par quel miracle une intervention municipale est-elle devenue subitement possible ?

Il est permis de se demander à qui le promoteur verse des pots-de-vin.

J'attends qu'on me donne une autre explication pour la différence de traitement entre les habitants du côté sud et ceux du côté nord de cette ruelle.
Évidemment, j'attends une explication plausible que je puisse communiquer aux autres copropriétaires et non une réponse en langue de bois qui les fasse éclater de rire.

Acte 4 : Pâques 2007.



Les bacs en question empêchent les pompier de faire une intervention.
J'écris au Maire



Michel COLMARD
                                                                Villeurbanne le 15 avril 2007
56 Rue Jean-Claude VIVANT

69100 VILLEURBANNE
        ------

tél : 09.50.38.18.69
mail : michel@colmard.com
site : a-velo.com
                                                             Monsieur le Maire
                                                                                                Hôtel de Ville
                                                                                                69100 VILLEURBANNE



Objet : Rue Millon


Monsieur le Maire,


Depuis de nombreuses années, les copropriétaires du 56 rue Jean-Claude Vivant s'étonnent
du traitement de faveur réservé au promoteur de l'immeuble "Les terrasses des Charmettes"
dont les bacs placés sur la rue Millon empêchent tout passage de leur côté de cette voie.

rue Millon en 2005



Nous avions fait 2 pétitions en 1999 et votre prédécesseur M. Chabroux nous avait répondu
que la mairie ne peut pas intervenir sur une voie privée. Nous savions très bien que c'était un
mensonge puisque lors de la construction de cet ensemble, le chef de chantier nous avait
montré une autorisation de la mairie pour installer sa cabane de chantier sur la partie de cette
rue qui nous appartient. Malheureusement nous avions seulement vu cette autorisation, sans
en avoir de copie.
Si je relance ce dossier aujourd'hui, c'est parce que dimanche 8 Avril (Pâques) vers 14h30,
ces bacs ont gêné une intervention des pompiers. Leur camion a dû se positionner si près de
notre mur qu'ils ne pouvaient plus faire pivoter la grande échelle. Après plusieurs essais, ils
ont été obligés de la replier, puis de remonter les vérins du camion et d'aller manœuvrer dans
la rue des Charmettes pour revenir se positionner dans l'autre sens.
La perte de temps a été d'une vingtaine de minutes, ce qui était admissible car il s'agissait
seulement d'ouvrir une porte mais aurait été tragique en cas d'incendie ou simplement de
malaise. Et dimanche, ils étaient peut-être attendus ailleurs.

J'espère que vous saurez faire la balance entre les largesses dont M. Partouche a
probablement fait part envers certains de vos collaborateurs d'une part et les risques de
poursuites que vous encourez personnellement si votre bienveillance à l'égard de ce
promoteur entraîne l'aggravation des dégâts dus à un incendie, ou provoque un ou plusieurs
décès entraînés par la gène causée au pompiers.

Et contrairement à votre prédécesseur, il ne vous est plus possible de prétendre ne pas
pouvoir agir dans cette rue, car nous avons photocopié l'arrêté municipal 1100/2005
réglementant le stationnement le lundi 27 juin 2005 pour les besoins des clients de M.
Partouche, y compris sur la partie qui nous appartient.


Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'expression de nos meilleures salutations.
                                                            signature bleue
                                                                      Pour les copropriétaires, le Président
                                                                                      Michel COLMARD





Destinataire : Monsieur le Maire de Villeurbanne

Copies : les coprésidents du Conseil de Quartier :
-     chantal.laxxx@mairie-villeurbanne.fr
-     c.rixxx@opacdevilleurbanne.fr
publication sur :
http://colmard.com/million.html avec l'ensemble des courriers antérieurs.



Et maintenant, il ne reste qu'à attendre la suite.

janvier 2008 :


Je n'ai jamais eu de réponse mais c'est normal.
Si le maire avait encore répondu qu'il ne peut pas intervenir, il aurait dû m'expliquer son arrêté 1100/2005
et s'il reconnaissait pouvoir agir, il devrait faire enlever les bacs posés par un promoteur généreux.

9 octobre 2008



Un artisant venu réparer une chaudière chez une copropiétaire du côté non généreux est verbalisé dans cette voie privée.
mais quand les habitants du côté nord de cette voie demandent l'intervention de la police, on nous répond qu'elle ne peut pas intervenir en raison du caractère privé de la voie.
Pv rue Millon

Par contre, cette voiture peut rester garée éternellement du même côté que la précédente car elle appartient à un client du généreux promoteur.
Auto grise rue Millon

2009

En Octobre 2008, je me suis rendu à la commission "Circulation et Urbanisme" du Conseil de Quartier avec une fiche de liaison remplie à destination du GTDU (groupe de travail des déplacements urbains).
Ma question était "la nouvelle équipe municipale va-t-elle enfin traiter les habitants des 2 côtés de la rue Millon de la même manière ?"
Cette fiche indiquait aussi l'existence du dossier complet sur le présent site et avait au verso une photo de la rue Million.

Depuis, à chaque réunion de cette commission (2 par trimestre), je fais noter l'absence de réponse de la part du GTDU.

15 Octobre 2009

Après un an de relances, je reviens de la réunion de la commission "Circulation et Urbanisme" du Conseil de Quartier.
La discussion est venue sur l'utilité des fiches de liaison. J'ai rappelé que la mienne était restée sans réponse depuis un an malgré les relances. On m'a demandé d'en faire une nouvelle que j'ai faite sur place, à la main.
Je n'en ai pas de double. Voici mon brouillon.
brouillon

Une réponse officieuse est "c'est parce que c'est une voie privée".
c'est la réponse à toutes les demandes des habitants du côté nord de la rue mais la mairie intervient chaque fois que ceux du côté sud le lui demandent.
Pourquoi l'entreprise qui a construit l'immeuble avait-elle une autorisation écrite de la mairie pour installer sa cabane de chantier sur la partie nous appartenant ? et pourquoi le 27 juin 2005 un arrêté municipal interdisait-il le stationnement pendant une journée pour un déménagement ?

La vraie question, celle qui n'aura jamais de réponse est
QUI EMPOCHE LES POTS DE VIN ???

19 Octobre 2009

Je reçois cette réponse à la fois de M. Pillard, du service de la Démocratie Locale et de M.N. Blanc, conseillère municipale référende du Conseil de Quartier.
PFD de M. Pillard
C'est une réponse qui ne répond pas à ma question
Je relance donc le 19 à 10:29
Bonjour,
Merci pour cette information mais ma question concerne les passe-droit accordés aux habitants du côté Sud de la rue au détriment de ceux du côté Nord.

Votre réponse est intéressante en soi mais elle concerne le classement de cette rue, que nous n'avons jamais demandé.

Je ne vois aucune relation entre la question et la réponse.

Cordialement,

Michel Colmard.

et je reçois cette réponse

Bonjour monsieur, désolé que cette réponse n'apporte pas les éléments que vous attendiez.
Le classement de cette voie dans le domaine public, sous réserve des conditions requises bien sûr, permettra
l'intervention de la ville et du Grand Lyon en fonction de leur compétence respective sur la portion de rue concernée, coté Sud et Nord.

J'envoie un dernier mail le même jour

La mairie n'a jamais eu besoin du classement de cette rue

a)     pour faire procéder à la destruction de mes marches d'escalier,

b)     pour goudronner malgré l'opposition des copropriétaires,

c)     pour autoriser le constructeur de la Terrasse des Charmettes à installer sa baraque de chantier sur la partie appartenant aux riverains du côté Nord de la rue Millon,

d)     pour prendre un arrêté interdisant le stationnement pour permettre le déménagement d'un habitant du côté sud.


Ce n'est que quand une demande n'émane pas du promoteur (probablement très généreux) de l'ensemble construit côté sud, que le classement devient nécessaire.


Cordialement,


Michel Colmard

La vraie question n'aura donc jamais de réponse.